Pâque
La route nouvelle et vivante
[…] Depuis la nuit de Bethléem et les ombres du Golgotha, le Seigneur prit le chemin de la grande expiation jusqu'à ce qu'éclate le soleil de sa Pâque. Là, Il S'est fait le chemin nouveau qui mène au Père, Il s'est révélé comme résurrection, comme vérité, comme voie et comme vie nouvelle. Il a traversé le voile de l'apparence humaine avec tout son cortège de misères et de souffrances et Il est monté s'asseoir à la droite du Père inaugurant ainsi la porte ouverte de sa grande salvation. Il est la route nouvelle et vivante, et désormais, sans Lui, nul n'a accès en la gloire ineffable. C'est pourquoi, les Chrétiens s'approchent de plus en plus de sa sainte humanité afin d'avoir part à sa divinité. Ils s'abreuvent aux blessures glorieuses de sa sainte Passion et reçoivent en eux la vie surabondante en son Sang glorifié. Unis à Lui par la foi et l'amour, ils dégustent par avance les fruits de l'admirable espérance. Car c'est pour Lui, c'est en Lui, et avec Lui qu'ils sont ses témoins et ses mains à l'œuvre dans le monde afin que beaucoup Le connaissent, L'aiment, Le servent. Christ est la route nouvelle et vivante par laquelle courent ses serviteurs et lorsque, à l'instant de la mort, quittant les régions de l'apparence, ils traversent le voile pour entrer dans le Saint des Saints où Il demeure, ils passent par Lui qui est la Porte du ciel.
Méditation de saint Tugdual