Méditation
Nos êtres chers peuvent nous avoir « quittés » mais l’influence de « l’été de leur vie » demeure avec nous. Nos cœurs en sont plus chaleureux et plus ouverts aux autres, grâce à ce que nous avons reçu d’eux, et nous sommes mieux préparés pour le printemps d’immortalité où le soleil ne se couche jamais.
Il n’est pas interdit au Chrétien de pleurer. L’âme peut être emplie de peine. Il est dit que « des sources d’eau pure jaillissent au milieu de l’eau saumâtre de l’océan ». Il en est ainsi au temps de l’épreuve de la « séparation » où les âmes amoureuses de Dieu connaissent aussi la joie au milieu de leurs larmes humaines.
Il est tout à fait possible, dans les heures les plus noires de notre vie terrestre, de louer Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’accepter la volonté divine, mais d’y trouver la joie de l’âme apaisée par l’espérance, et l’assurance d’une vie dans la Lumière de Dieu « où il n’y a ni douleurs, ni tristesses, ni soupirs, ni gémissements, mais la Vie éternelle ! »
Sur la tombe du juste veille un ange. Nous croyons en un Seigneur, et Sauveur, Ressuscité et, parce qu’Il Vit, nous entrons, avec Lui, dans la Vie sans fin.
Mgr Mael
Le Pré Spirituel - Sainte Présence n° 194