Sainte Aure


SAINTE AURE


Sainte Aure ou Aurée naquit en Syrie. Son père se nommait Maurinus, sa mère Quiritie ou Quiria. Elle fut soigneusement élevée et tendrement aimée et instruite en l’amour et crainte de Dieu et aux bonnes mœurs.


À la mort de ses parents, aimant dès son plus jeune âge la vie retirée et solitaire, s’adonnant complètement à l’oraison et à la sainte méditation suivant l’exemple de sa mère, elle montrait déjà les indices de sa future sainteté par son humilité, sa charité envers les nécessiteux et par d’autres saintes actions, elle dédia sa vie entièrement à Dieu, s’exerça à l’austérité, veilles, jeûnes, vêtements simples. Elle vendit tous ses biens, les distribua aux pauvres, et à l’imitation du grand patriarche Abraham, quitta son pays natal, s’embarqua sur mer, aborda en Gaule où régnait glorieusement le roi Dagobert I.


Saint Éloi, inspiré de Dieu, reconnut en cette étrangère arrivée depuis à peine six mois, quelque chose de rare et d’extraordinaire, surpassant le commun. La préférant à un grand nombre de vertueuses autres filles, il lui confia la direction de trois cents moniales, dans le monastère qu’il avait fondé, sous la « sévère discipline d’une règle », probablement celle de saint Colomban dont saint Éloi était un disciple.


Elle veillait soigneusement et vertueusement sur son « troupeau » qu’elle gouverna très saintement. Ses vertus étaient telles que non seulement son monastère, mais tout le peuple de Paris était ravi d’étonnement. Nombre de miracles lui sont attribués de son vivant. Par ses prières, elle ressuscita même une de ses religieuses, morte depuis trois jours. Elle pratiquait une oraison presque perpétuelle et était remplie d’une charité infatigable à l’égard de tous ceux qui étaient dans la peine.


En 666, sous Clotaire IV, la peste sévit en France. Elle fut avertie de sa prochaine mort. Après avoir prévenu ses plus anciennes sœurs, les avoir consolées de leur affliction, elle les pria de ne pas s’opposer à la volonté du Seigneur. Cent soixante de ses filles seraient mortes en même temps qu’elle.

Après la mort de la sainte, les miracles se produisirent en plus grand nombre. Le peuple de Paris la considérait comme leur mère. Beaucoup de miracles eurent lieu en touchant son corps et son cercueil, et la peste fut éradiquée. Elle est considérée comme la deuxième patronne de Paris après sainte Geneviève. Ses reliques se trouvent dans l’église Saint-Paul à Paris. Sainte Aure est la patronne de notre paroisse à Paris.


Sainte Aure est fêtée le 4 octobre