Saint Fursy
© Église Orthodoxe Celtique


Saint Fursy est né en Irlande, de Fintan et Gelgéhèse, fils et fille de rois. Très jeune, il donne des preuves de la grande sainteté à laquelle Dieu l’appelle. Il devient moine, mais en butte aux persécutions, il quitte son monastère avec la bénédiction de saint Brendan. De nombreux disciples le rejoignent, notamment ses deux frères : Foillan et Ultan.


Son tempérament très actif, son zèle pour le salut des âmes, lui donnent un désir ardent de prêcher aux païens. Pendant douze ans Fursy parcourt l’Irlande, l’Écosse et l’Angleterre pour le Christ aux hommes. Sigebert, roi de l’Est-Anglie se convertit à sa parole et le comble de largesses, ce qui permit à saint Fursy de construire un monastère à Burghcastle (comté de Suffolk). D’une grande charité, Fursy donne aux pauvres tout le superflu du monastère et même le nécessaire, ce qui inquiètent les moines qui craignent de mourir de faim. Fursy, pour les rassurer, fait ensemencer un champ ; quelques jours plus tard la moisson se trouve mûre et prête à être récoltée. Souhaitant vivre dans une plus grande retraite, il remet sa charge d’abbé à son frère Foillan.



Avec Ultan, il se rend en France où il opère de nombreux miracles. La douleur du duc Aymon qui vient de perdre son fils touche le cœur de saint Fursy qui obtient le retour de l’enfant à la vie juste avant qu’on ne l’ensevelisse. Grâce aux libéralités de Clovis II et de sainte Bathilde, il fonde le monastère de Lagny-en-Brie puis celui du Mont-Saint-Quentin (près de Péronne) consacré par saint Éloi. N’oubliant pas les moines de Burghcastle, il se met en route pour les rejoindre mais il tombe malade et meurt à Mézerolles le 16 janvier 650. Il est inhumé à Péronne (80).



L’art le représente avec des bœufs parce que « son corps fut transporté par deux taureaux indomptés que l’on avait laissé sans guides ». Saint Fursy est invoqué pour les maladies de peau, les maux d’yeux et la scrofule.



Saint Fursy est fêté le 16 janvier