Sainte Fare
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SAINTE FARE ou BURGONDOFARE (655) fondatrice de Faremoutiers


Elle est la fille du comte Agnéric et de Léodegonde ; sœur des saints Cagnoald et Faron. Elle fut bénie dans son enfance par saint Colomban qui reconnut la marque d’une vocation à ce qu’elle portait entre ses doigts un épi de blé mûr, bien que ce ne fut pas la saison.


Plus tard son père voulut la marier à un jeune homme de son rang mais elle s’enfuit et se cacha dans une chapelle près de Meaux, suppliant le Seigneur de conserver sa virginité. Elle fut retrouvée, ramenée au château et enfermée pendant six mois. Saint Eustaise, disciple de saint Colomban réprimanda fortement Agnéric de ses agissements le menaçant des châtiments de la justice de Dieu. Agnéric, effrayé reconnut sa faute, rompit la promesse de mariage, consentit que sa fille reçut le voile (614), et résolut de bâtir un monastère (Bridge). Elle y fut nommée abbesse et établit la règle de saint Colomban.


Des vierges de France et de l’étranger vinrent se ranger sous sa conduite, attirées par ses vertus. Faron, le frère de Fare fut si touché des exemples et des discours de sa sœur qu’il se consacra à la vie religieuse ; il devint évêque de Meaux. Agée de plus de quatre-vingt ans, elle se prépara à l’heure de sa mort avec ferveur en exhortant ses filles : « Aimez Dieu en toute chose et gardez fidèlement sa loi... Ne méprisez personne que vous-même…»


Sainte Fare rendit son âme à Dieu le 7 décembre 655. Ses reliques sont conservées dans l’église de Faremoutiers et dans celle de Champeaux dans le diocèse de Meaux. Elle est invoquée pour les maux d’yeux.


Sainte Fare est fêtée le 7 décembre