Saint Patern


Saint Patern naquit vers 420 en Armorique d’une famille gallo-romaine noble.
Patern se voua très jeune à la vie monastique et après avoir fondé le monastère de Lan-Padarn-Vaur en Grande-Bretagne, il fit voile vers l’Irlande avec quelques compagnons où il convertit des rois.

De retour en Armorique, le roi Caradoc lui confie l’évêché de Vannes (Morbihan) où se tint le Concile de 465. Patern ne fut pas seulement « l’apôtre du Pays de Vannes, il en fut aussi l’arbitre, le pacificateur entre les races diverses qui l’occupaient ; il fit régner la paix et la concordance. » (M. de la Borderie)

Il propagea la piété chrétienne d’une manière étonnante par l’expulsion des démons, la guérison des maladies et par d’autres miracles. Il se trouva malgré cela des détracteurs qui semèrent sur Patern des calomnies qui l’obligèrent à s’exiler. Il gagna alors le territoire franc où il se retira dans un ermitage ; il y mourut entre 490 et 511.

Un siècle plus tard, une sécheresse entraîna une famine telle, que les Vannetais, ne sachant plus à quel saint se vouer, se souvinrent de Patern. Leurs prières furent exaucées et la pluie tomba. En reconnaissance, un des riches citoyens de Vannes fit don d’une terre pour accueillir le corps du saint. C’est ainsi que son tombeau ne repose pas en sa cathédrale, mais dans cette église Saint-Patern bâtie sur le domaine offert dans ce but.

Quatre siècles plus tard, en 919, lors des invasions normandes, l’église fut incendiée. Les reliques de saint Patern furent portées dans le Berry, en l’abbaye de Déols puis à Issoudun.

Saint Patern est fêté le 16 avril